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Trouble obsessionnel et tics: comprendre la répétition et agir avec la respiration, l’alignement et le “canal”

denis tran
denis tran

Le trouble obsessionnel, les tics et certains comportements répétitifs peuvent sembler incompréhensibles de l’extérieur. Pourtant, derrière la répétition, il existe souvent un mécanisme plus profond: un décalage interne, une difficulté à rester présent, et un “va et vient” automatique entre différentes parties de l’esprit et du corps. Cette approche propose une lecture structurée de ce phénomène, centrée sur la présence, la respiration et la notion de “canal” énergétique ou postural, afin d’aider à casser le schéma répétitif.

Les idées ci-dessous sont inspirées d’un échange pédagogique où l’on relie la répétition à un court circuit entre des polarités (droit et gauche, yin et yang), puis où l’on propose plusieurs méthodes concrètes: travailler la respiration (rythme), réaliser des exercices de canal (posture et recentrage), et enfin chercher un “nœud” à réaligner pour laisser circuler l’énergie de manière plus fluide.

📌 Identifier la répétition: mots, gestes, rituels

Un point de départ essentiel consiste à observer ce que la répétition contient exactement. Dans les comportements décrits, il peut s’agir:

  • de répéter un mot plusieurs fois;
  • de répéter une phrase ou une même idée;
  • de répéter un geste ou un mouvement;
  • de mettre en place des rituels qui reviennent avec une certaine régularité;

Selon la façon de l’exprimer, l’on parle parfois de tic, parfois de trouble obsessionnel ou de compulsions. Mais le cœur du phénomène, tel que présenté ici, reste le même: il y a une logique de répétition, presque automatique, qui revient dès qu’un état interne se déclenche.

Pour rendre cela tangible, l’échange utilise une image de “mouvements sacadés”. Comme lorsque quelqu’un effectue des mouvements à la manière du breakdance: il y a des avancées et des retours, un cycle, un rythme saccadé. Le corps “fait” la répétition, et l’esprit semble coincé dans cette boucle.

🔁 Pourquoi le corps et l’esprit “reviennent en arrière”

La répétition est décrite comme un verrou. Lorsque quelque chose se déclenche, l’esprit ne “reste” pas dans le présent. Il revient vers une position antérieure, comme s’il essayait de repartir à partir d’un point déjà parcouru. L’effet ressenti peut être celui d’un décalage: on sait qu’on répète, mais on ne parvient pas immédiatement à arrêter.

Cette dynamique est comparée à un mécanisme de commande trop rapide, où plusieurs systèmes se répondent sans coordination harmonieuse. L’image donnée évoque des contraires qui s’enchaînent: accélérateur puis frein, ou encore un ping pong entre deux côtés. On ne décrit pas ici une “faiblesse morale”, mais une oscillation automatique entre deux directions internes.

Le diagnostic proposé par cette approche n’est pas d’abord un diagnostic “psychique” au sens classique. Le trouble est plutôt vu comme:

  • un phénomène de court circuit entre des polarités;
  • une difficulté à maintenir l’attention et la présence au moment présent;
  • un système qui fonctionne trop vite et qui se “répare” en repartant, puis en corrigeant.

🧠 Le principe de “présence”: quand l’esprit n’est pas dans le présent

L’explication centrale tient en une idée: l’esprit n’est pas réellement “ici et maintenant”. Il se projette dans le passé ou dans le futur, et le présent ne tient pas assez sa place. Or, quand le présent manque, le corps et le système nerveux peuvent réagir comme si une correction automatique devait se produire.

Dans cette perspective, la répétition n’est pas seulement un comportement. C’est un signe. Un symptôme de fonctionnement interne. Et donc, agir sur ce symptôme implique de travailler la condition qui le soutient: la présence.

🌬️ La méthode numéro 1: travailler la respiration pour réduire l’écart

La première méthode proposée est la respiration. L’objectif n’est pas “d’être calme” au sens vague du terme, mais de créer une synchronisation entre le corps et l’esprit afin que le système redevienne présent.

Plusieurs rythmes sont mentionnés, avec une progression vers une respiration plus structurée. L’échange évoque explicitement des repères du type:

  • respiration avec une cadence du style 4-6;
  • puis tendre vers 4-7-8 ou des variations similaires;

L’idée mise en avant est que plus on réduit “l’écart” grâce à la respiration, plus le corps s’aligne sur un canal de présence.

🗓️ Combien de temps et comment suivre l’évolution

Un point de rigueur important est donné: l’action doit être menée sur une durée suffisante, avec une recommandation de 6 mois minimum.

Pour éviter l’auto-interprétation immédiate (un bon jour, un mauvais jour), il est conseillé de suivre de manière régulière:

  • un journal de la fréquence des troubles;
  • l’espacement des “crises” ou des épisodes;
  • le moment où elles surviennent, et si le rythme se modifie;

L’enjeu est de casser le schéma de répétition non seulement dans le ressenti, mais aussi dans la dynamique mesurable: on vérifie si l’espacement augmente, si les épisodes se raréfient, si l’intensité change.

🧩 La méthode numéro 2: exercices de canal et recentrage postural

La deuxième approche repose sur des exercices de canal. Elle combine l’idée de posture, de recentrage et de respiration, avec des pratiques inspirées de disciplines énergétiques et méditatives.

Dans l’échange, plusieurs repères sont cités:

  • se recentrer grâce à la posture;
  • agir via le chikong (tel que mentionné);
  • travailler avec le tachi (repère de posture);
  • utiliser la méditation pour soutenir l’ancrage.

L’objectif est de “revenir” à soi, de refaire correspondre la place du corps à la place de l’esprit. Si la première méthode agit surtout sur la respiration, celle-ci agit davantage sur l’organisation globale: posture, alignement, stabilité et ancrage.

Autrement dit, on ne cherche pas seulement à “empêcher” un comportement. On cherche à installer un nouvel état interne où la répétition est moins nécessaire.

🎯 La méthode numéro 3: réalignement du “canal” central (et la notion de nœud)

La troisième méthode est présentée comme un travail plus ciblé: réaligner ce qui est appelé le “canal central” ou canal, décrit comme une sorte de tuyau.

Le canal central est imagé comme pouvant être tordu. Si ce tuyau est mal aligné, “l’eau ne passe pas”, donc il peut rester des blocages. Et là, la répétition apparaît comme le symptôme de ce blocage.

Dans cette approche, un trouble obsessionnel n’est donc pas seulement un événement mental. C’est aussi:

  • un fonctionnement déséquilibré entre des côtés;
  • une circulation énergétique ou posturale insuffisante;
  • une forme de désorganisation “d’axe”.

Une discussion amène même l’idée que des “cordes” ou deux “corps” pourraient être “en décalage”. Peu importe le vocabulaire exact: le principe est que le système n’est pas symétriquement aligné, et que l’on doit chercher où se forme l’anomalie.

🪢 Trouver le nœud et le dénouer

Le terme clé est celui de nœud. L’approche insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un résultat immédiat. On ne “trouve” pas forcément d’un coup l’endroit précis.

On propose donc un travail régulier où le praticien (ou l’utilisateur dans une pratique guidée) cherche progressivement le point énergétique ou corporel où la circulation se bloque, puis où l’on travaille à le dénouer.

⚖️ Le trouble obsessionnel comme court circuit entre yin et yang

Un passage conceptuel important relie la répétition à une question d’équilibre. Le trouble obsessionnel est formulé comme un court circuit entre:

  • le droit et le gauche;
  • le yin et le yang;
  • plus largement, deux polarités internes qui devraient coopérer plutôt que s’opposer.

Ce cadre sert à expliquer un ressenti fréquent: le cerveau (ou le système) semble agir “trop vite”, puis chercher à compenser. L’objectif n’est pas de supprimer le fonctionnement, mais de le ralentir et de le rendre plus cohérent.

🧠 Place de la régulation neuronale (RTMS) et approche complémentaire

L’échange mentionne l’idée de traitements par stimulation (nommée de type RTMS) et évoque aussi l’intérêt de mécanismes de régulation supplémentaires (MDR est mentionné, sans davantage de détails dans le texte). Le propos n’est pas de donner un protocole médical, mais de situer ces pratiques comme potentiellement utiles dans une démarche globale visant à harmoniser les côtés et réguler le fonctionnement.

Dans ce cadre, l’idée générale reste la même: si le système est déséquilibré, alors une intervention visant à rééquilibrer peut aider. En parallèle, les méthodes de respiration et d’alignement sont présentées comme des outils complémentaires, orientés vers la présence, la circulation et la cassure du schéma répétitif.

🌙 Comprendre le rôle du mental et de l’ego

Une autre dimension est évoquée autour du mental et de l’ego. L’ego est associé à la capacité de se rappeler, de retenir, de “reproduire” un modèle. L’approche suggère implicitement que le mental peut participer à la rigidification du schéma.

Sans poser une règle simpliste du type “l’ego est mauvais”, le message est que la répétition mentale n’est pas isolée: elle interagit avec la manière dont le corps se tient, respire et reste présent. Ainsi, travailler la présence et la posture revient à agir sur la base qui nourrit le pattern obsessionnel.

📒 La pratique au quotidien: carnet de suivi et repères concrets

Pour rendre l’approche actionnable, le principe de suivi régulier est central. L’enjeu est d’observer le trajet du trouble:

  • à quelle fréquence apparaissent les épisodes;
  • combien de temps s’écoule entre deux crises;
  • si la respiration et les exercices réduisent l’écart dans le fonctionnement global.

Ce suivi permet aussi de mieux distinguer un simple mieux-être temporaire d’un changement plus structurel. Il sert enfin à guider la persévérance: puisque la recommandation est de travailler sur plusieurs mois, la mesure devient un levier de motivation.

🧭 Stratégie globale: casser le schéma, puis stabiliser un nouvel état

L’approche suit implicitement une logique en deux temps:

  1. Casser le schéma de répétition.

    La respiration et le recentrage sont présentés comme des moyens de rompre la boucle, en rendant le corps présent.

  2. Stabiliser une nouvelle dynamique.

    Les exercices de canal et le travail sur le canal central cherchent à installer une circulation plus fluide, ce qui rend la répétition moins “fonctionnelle” pour le système.

On ne cherche pas à “lutter contre soi”. On cherche à réorganiser le système interne, jusqu’à ce que la répétition ne soit plus la solution automatique.

⚠️ Points d’attention et perspective

Cette approche propose une lecture énergétique et somatique. Elle ne remplace pas un avis médical. Les troubles obsessionnels peuvent être complexes et parfois sévères. En cas de souffrance importante, de risque ou de limitation majeure, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.

Cela dit, même dans une démarche thérapeutique classique, les pratiques de respiration, de recentrage postural et de suivi peuvent parfois être compatibles avec une hygiène de vie visant à mieux gérer le stress et à améliorer la présence.

❓ FAQ

Comment différencier un tic, des compulsions et un trouble obsessionnel?

L’approche décrite ne cherche pas d’abord à établir une frontière strictement clinique. Elle souligne surtout le point commun: une répétition (mots, gestes, rituels) et un état interne qui déclenche et renforce cette boucle. En pratique, la terminologie peut varier, mais la logique de répétition sert de repère pour l’observation et l’action.

Pourquoi la respiration est-elle présentée comme une méthode centrale?

La respiration est utilisée pour réduire un “écart” entre le fonctionnement interne et la présence. L’idée est que plus la respiration devient régulière et alignée, plus le corps devient présent, ce qui diminue la dynamique automatique de va-et-vient mental et corporel.

Combien de temps faut-il pour observer un changement?

Un minimum de 6 mois est mentionné pour évaluer l’évolution avec la respiration, avec un journal régulier pour suivre la fréquence et l’espacement des épisodes.

Que signifie “travailler le canal” dans cette perspective?

Le “canal” est décrit comme une structure (souvent imaginée comme un tuyau) pouvant être tordue ou mal alignée. Les exercices de canal et le recentrage visent à harmoniser la posture et à soutenir une meilleure circulation, ce qui réduit la répétition comme mécanisme de compensation.

Faut-il arrêter toute autre thérapie en cas de pratiques respiratoires et d’alignement?

Le contenu présenté n’a pas vocation à remplacer un suivi médical. Les pratiques respiratoires et d’alignement sont plutôt présentées comme des outils complémentaires. En cas de traitement déjà en place, il est prudent d’en discuter avec un professionnel de santé.

✅ Conclusion: passer de la boucle à la présence

Le cœur de l’approche est une idée simple et exigeante: tant que l’esprit n’est pas installé dans le présent, le système peut fonctionner en boucle, à travers une alternance automatique entre directions internes. La répétition (tics, mots, gestes, rituels) devient alors un symptôme cohérent, presque mécanique.

En réponse, l’on propose une stratégie structurée: respirer pour réduire l’écart et installer la présence, recentrer le corps via des exercices de canal (posture, chikong, tachi, méditation), puis réaliser un réalignement plus ciblé du canal central afin de dénouer un point de blocage.

Avec un suivi régulier dans le temps, cette démarche vise un objectif clair: casser le schéma de répétition et stabiliser un état interne plus fluide, où la répétition ne s’impose plus comme solution automatique.

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Denis TRAN

Le Guérisseur

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