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J’ai rencontré une situation très parlante: une personne de 57 ans, avec des douleurs diffuses sur tout le corps depuis plusieurs années. Au début de l’échange, la douleur était à 7 sur 10. Puis, au fil du travail intérieur, la sensation est descendue à 3 sur 10, et surtout elle s’est installée, avec l’idée claire de pouvoir continuer vers 0.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas uniquement le chiffre. C’est la logique qui s’est mise en place: observer la douleur, comprendre le schéma qui l’alimente, puis reprendre la main par un dialogue avec ce que l’on appelait l’ego, en redevenant “l’adulte” qui décide.
Dans cet article, je te propose une lecture structurée de cette démarche. Elle ne prétend pas remplacer un suivi médical. Mais elle offre un cadre de réflexion et de pratique intérieure, simple à comprendre, puissant à appliquer, surtout quand la douleur semble s’aggraver à heures fixes.
🧭 D’abord mesurer: la douleur sur 10 devient un indicateur, pas une fatalité
La toute première chose a été de mettre une échelle. Pas pour se juger. Pas pour dramatiser. Juste pour observer.
La personne a commencé à 7/10, puis on a noté que la douleur pouvait redescendre à 5/10 à un moment de l’échange. Plus tard, elle a confirmé qu’elle pouvait viser 3/10. Et elle a précisé un détail essentiel: le pic.
La douleur n’était pas “aléatoire”. Elle avait un rythme:
- elle commence à monter vers midi;
- elle devient plus forte vers 17h-18h;
- le mieux se situe plus tôt, et le soir elle est moins loin de 3.
Quand la douleur suit un schéma, cela ouvre une porte: il y a probablement un mécanisme qui se répète. Et si un mécanisme se répète, on peut chercher ce qui le déclenche. Pas uniquement “le corps” en soi. Aussi la dynamique mentale et émotionnelle autour du corps.
🌙 Quand la douleur baisse puis remonte: repérer le cycle pour intervenir au bon moment
La personne a expliqué que la douleur baissait parfois, mais que le soir et l’après-midi devenaient plus difficiles. Elle prend même un cachet vers le moment où ça monte.
Ce que j’en retiens, c’est une phrase très simple: si ça s’aggrave à une heure précise, alors on peut apprendre à intervenir avant.
On n’a pas besoin d’attendre que la douleur grimpe à 7 pour commencer à agir. La logique intérieure proposée consistait à stabiliser un niveau confortable (ici 3) et à y revenir dès que le corps “prépare” la montée.
Avant d’aller plus loin, je veux souligner un point important: stabiliser à 3 n’était pas présenté comme un compromis. C’était présenté comme une étape qui prouve quelque chose. Le corps répond. Et si le corps répond, la voie existe.
🃏 L’“harmonie” comme fil conducteur: comprendre le corps comme un système
Au cours de la discussion, une carte a été tirée, associée à l’idée d’harmonie. L’image utilisée était celle d’orbites: chacun “reste à sa place”, dans une forme de cohérence interne.
Même si chacun a ses propres croyances, l’idée est claire et utile: quand il y a déséquilibre, tout bouge. Quand il y a harmonie, le système se réajuste.
Dans la démarche, la douleur était abordée comme un phénomène qui ne touche pas seulement “un endroit”. Elle était décrite comme généralisée, avec une prédominance au dos, au ventre, aux côtes.
Quand on a ce type de douleur, on a souvent l’impression que le corps “ne sait pas où aller”. Donc on cherche un principe de réorganisation.
🔥 Le modèle proposé: relation entre estomac, reins, cœur, poumons et “énergie”
La personne a été guidée avec une lecture de type énergétique et symbolique. On a parlé d’un problème situé “entre la terre et l’eau”, en lien avec:
- l’estomac;
- la rate;
- les reins;
- la vessie.
Ensuite, le lien a été fait avec le cœur et les poumons, avec une logique du style:
- si l’estomac ne fournit pas assez d’énergie (pour X raisons), le cœur ne reçoit pas assez;
- si le cœur n’envoie pas assez, le poumon et la “raffinerie” d’énergie ne reçoivent pas leur carburant;
- et si les poumons et gros intestins ne reçoivent pas d’énergie, cette dynamique retombe sur les reins.
Je le reformule pour que ce soit compréhensible sans les mots exacts utilisés: on ne cherchait pas seulement “où ça fait mal”, on cherchait où l’élan de régulation se casse.
Et dans cette lecture, il y avait une cause centrale:
les inquiétudes, les pensées qui tournent, et l’ego qui entretient le blocage.
🧠 Le cœur du problème: inquiétudes anciennes et image de soi
La personne a reconnu un élément majeur. Le guide a expliqué que le problème venait aussi de ce qui se passe “au milieu du corps”, notamment à cause de:
- le fait de “cogiter beaucoup”;
- des inquiétudes présentes depuis longtemps.
On a alors mis en avant l’ego comme l’instance qui alimente cette course intérieure. Le schéma décrit était presque mécanique: tant que les pensées courent, il y a un “blocage” qui empêche l’énergie de circuler et de nourrir les systèmes.
Puis un point encore plus personnel a été abordé: la question de l’amour de soi et de l’image que l’on a de soi.
Le guide a formulé l’idée suivante: il pourrait y avoir un lien entre la douleur et:
- l’identification personnelle à “qui je suis”;
- ce que je veux faire et réussir;
- et surtout la qualité de l’amour de soi et la façon dont je me perçois.
Et la personne a répondu clairement: “Non, non, c’est ça.” Autrement dit, ce n’était pas “théorique”. C’était vécu. C’était le nerf du problème.
👤 Faire le “dialogue avec l’ego”: observer, contredire, et fermer l’ancien programme
Le moment clé de la démarche a été le passage de l’explication à l’action intérieure. La consigne centrale: devenir l’observateur.
L’ego, dans cette approche, continue de parler comme il parlait quand la personne était ado. Il entretient des croyances du type:
- “Je ne vaux pas le coup”;
- “Je ne suis pas capable”;
- “Je ne vais pas y arriver”
La méthode proposée consiste à reconnaître ces phrases comme des illusions, et surtout à répondre avec une posture adulte.
Concrètement, le guide a poussé vers une formule mentale (ou une intention mentale) du type:
“Tout ça est faux. Tout ce que je pense de moi est faux.”
L’idée est de ne pas argumenter avec l’ego sur le fond. L’ego veut discuter. Il veut justifier. Il veut faire tourner la tête. Donc au lieu de négocier, on pose une réalité: “c’est fini, ça appartenait à avant.”
🧱 La logique adulte: tu as “prouvé” que tu t’en es sorti
Un détail important a été intégré: la personne n’a pas commencé à “s’inventer” un nouveau monde. Elle a été invitée à reconnaître ce qui existe déjà:
- elle s’est sortie d’épreuves;
- elle s’est prouvé qu’elle peut tenir;
- elle a une preuve dans la vie, pas seulement une théorie.
Ce n’est pas une petite nuance. C’est la différence entre:
- une affirmation fragile (“je vais guérir”) sans fondement;
- et une affirmation ancrée (“j’ai déjà traversé et j’ai déjà réussi à m’en sortir, donc le programme peut changer”).
On passe alors de “l’ego qui raconte une histoire” à “la réalité de mon parcours”.
⚙️ Reprendre la main: stabiliser à 3, puis descendre à 0
Après l’explication, la personne a refait un point de douleur. Et là, c’est le plus remarquable: elle a senti que ça revenait à 3/10 et que ce niveau devenait plus supportable.
Le guide a alors donné une consigne de pilotage, très directe, presque militaire dans le ton, avec l’image de ne pas négocier:
- maintenir à 3 maximum;
- arrêter les hostilités avec le passé;
- reprendre le contrôle de ce que tu décides.
On peut le traduire simplement pour une pratique quotidienne:
- Quand l’angoisse mentale remonte, tu la vois comme un ancien programme, pas comme une vérité.
- Tu reviens à un niveau de douleur cible confortable (ici 3).
- Tu te donnes l’autorisation d’imposer une stabilité à ton système.
- Tu laisses la guérison se poursuivre vers un niveau plus bas, comme un mouvement naturel une fois le blocage réduit.
La personne a même ajouté un engagement: retrouver “la gaieté” et “le rire” dans sa vie, comme moteur de guérison.
🎯 Pourquoi la “gaieté” compte dans une histoire de douleur
Souvent, on pense que la douleur est seulement “du corps” et que le mental n’y a rien. Ici, la démarche relie fortement les deux.
Retrouver le rire et la gaieté, ce n’est pas “faire semblant”. C’est réorienter l’attention et le système intérieur vers un état où l’énergie circulera plus facilement. Dans la lecture proposée, tant que le mental “tourne”, l’énergie ne se distribue pas bien. Donc l’objectif n’est pas uniquement de supprimer une pensée. C’est de permettre un climat intérieur plus fluide.
Et c’est là que la stabilisation à 3 devient un tremplin: quand le niveau est plus calme, il devient plus facile de réapprendre à vivre sans être aspiré par la catastrophe mentale.
🎬 Intégrer une pratique simple: une séquence en 3 étapes
Je te propose de transformer la démarche en une pratique concrète. Tu peux la faire sans croyance particulière, juste en utilisant la logique “observer et reprendre la main”.
1) Je mesure (et je note)
Tu poses un score entre 0 et 10. Puis tu observes:
- à quelle heure ça monte;
- à quelle heure ça descend;
- ce qui se passe mentalement quand ça monte.
2) Je vois l’ego comme un vieux programme
Quand tu sens que la pensée s’accélère, au lieu de la croire, tu la décris comme “un discours ancien”. Tu te rappelles que:
- l’ego cherche à te maintenir dans l’ancienne identité;
- il peut transformer une inquiétude en vérité.
3) Je réinstalle l’adulte: “tout ça est faux”
Tu choisis une phrase courte et répétable. Par exemple:
“Tout ce que je pense de moi est faux.”
Puis tu reviens à une intention simple: stabiliser à un niveau confortable (pour commencer) et ouvrir la porte à la baisse.
📹 Un repère visuel pour t’ancrer
Parfois, avoir un repère concret aide. Voici un endroit où tu peux réécouter ou revoir le contexte pour te remettre dans le bon état mental avant de pratiquer.
📌 Ce que j’ai envie que tu retiennes, en une phrase
Si je devais résumer la logique qui a permis de passer de 7 à 3, puis d’ouvrir la perspective vers 0, ce serait ceci:
tu n’as pas besoin de négocier avec l’ancien programme. Tu peux redevenir l’observateur, stabiliser ton niveau, puis reprendre la main sur ton dialogue intérieur.
❓ FAQ
Comment savoir si ma douleur suit un “cycle” comme ici ?
Tu peux commencer par noter la douleur (0 à 10) sur quelques jours, avec l’heure et ce que tu fais mentalement. Si tu vois des montées régulières à des moments similaires (comme midi ou fin d’après-midi), tu as un indice de cycle et donc de déclencheurs possibles.
Est-ce que cette approche remplace un traitement médical ?
Non. Dans l’histoire présentée, la personne prenait déjà un cachet. L’approche décrite vise à ajouter un cadre de compréhension et une pratique intérieure de stabilisation, sans se substituer à un suivi médical.
Que faire quand l’ego revient et que la douleur remonte ?
La consigne donnée était de ne pas “négocier” et de viser un niveau cible (ici 3). Concrètement: tu reviens à l’observation, tu reconnais le discours ancien, puis tu réinstalles une phrase de non-validation du récit (“tout ça est faux”) et une intention de stabilité.
Pourquoi parler de “gaieté” ou de “rire” dans une histoire de douleur ?
Parce que la démarche relie l’état mental à la circulation de l’énergie et à la dynamique du corps. L’idée est que plus tu sors du circuit inquiétant, plus tu crées de la place pour un retour à la fluidité et au mieux-être.
Comment commencer si je ne sais pas quelle partie est “liée” à mon problème ?
Commence par ce qui est observable: ta douleur (0 à 10) et ton rythme. Ensuite, observe le dialogue mental qui accompagne la montée. Tu n’as pas besoin de “tout comprendre” sur le plan théorique pour agir sur le dialogue intérieur au moment où l’ancien programme tente de prendre le volant.
✅ Conclusion: passer de la lutte à la direction
Ce que je trouve le plus inspirant dans cette histoire, c’est le passage d’une position de “je subis” à une position de “je dirige”. Au départ, la douleur est haute. Elle s’est installée depuis des années. Mais en quelques séquences, une stabilisation est possible, et la personne ne se contente pas d’espérer. Elle se donne un cadre et une décision.
Tu peux appliquer cette idée même si tu n’utilises pas le même langage: repère ton cycle, mesure ta douleur, observe le discours intérieur, et reviens à la posture adulte. Comme si tu disais à ton système: “Ok, on arrête la négociation avec le passé. On vise la stabilité, puis on descend.”
Et si tu arrives ne serait-ce qu’à un niveau plus bas et plus confortable, tu auras déjà une preuve que la douleur n’est pas une condamnation. C’est un état qui peut changer, surtout quand le dialogue interne change aussi.
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