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Douleurs de genou après chute : comprendre “je” et “nous”, et relier le haut du corps au bas (arthrose, vésicule, oreilles)

woman knee pain after fall close up

Photo by Kat Kelley on Unsplash

J’ai souvent envie de remettre les choses à leur place quand on me dit: “J’ai mal au genou, point final.” Parce que, dans mon approche, un genou douloureux n’est presque jamais un problème isolé. Il y a toujours une histoire: un choc, une chute, mais aussi une façon dont le corps a organisé la suite, avec ce qu’il a pu, ce qu’il a protégé, et ce qu’il essaie encore de faire aujourd’hui.

Dans cet article, je te propose une grille de lecture inspirée de ce que je fais en consultation: relier la douleur du genou à la mécanique (ce qui se passe en bas), mais aussi au “haut” (bassin, dos, omoplates, cou), aux émotions et à certains signaux plus globaux (oreilles, vésicule, digestion). Et surtout: comment on peut observer les changements, minute par minute, pour aider le corps à déverrouiller.

🦵 Pourquoi les genoux parlent autant que “je” et “nous”

Quand quelqu’un a mal au genou, je l’invite souvent à regarder une notion très simple: les genoux, c’est “je” et “nous”.

“Je”, c’est ton histoire personnelle. “Nous”, c’est le collectif: la façon dont tu te places face au monde, ce que tu acceptes ou ce que tu refuses, la posture émotionnelle que tu portes au quotidien.

Et puis il y a un symbole très concret dans la posture: te mettre à genoux. Mettre un genou à terre, c’est à la fois:

  • l’humilité (reconnaître que quelque chose dépasse),
  • une forme de soumission ou d’adaptation,
  • et souvent une relation à la résistance face à un événement de vie.

Autrement dit, un genou douloureux peut être un “capteur” qui traduit: “Je ne suis plus d’accord avec la façon dont je dois encaisser.”

⚠️ Cas concret : deux chutes, et une douleur qui suit

Je vais reprendre un exemple vécu, parce qu’il est très parlant. La personne a deux chutes, dans des périodes différentes:

  • Une première chute au mois de mars 2025 : elle tombe dans un trou qu’elle ne voit pas. Son corps fait une sorte de trajectoire, elle se fracture la cheville, et elle atterrit sur le genou gauche.
  • Une deuxième chute vers octobre-novembre 2025 : elle retombe de la même manière, parce qu’elle ne voit pas quelque chose par terre.

Le point clé, c’est que la douleur ne se limite pas à “après la chute”. Elle persiste, change, puis se stabilise avec certains symptômes associés.

📉 Observation de l’évolution de la douleur

Pendant la consultation, on mesure le ressenti de manière très simple. La douleur au départ est notée à 9 puis elle descend progressivement vers 7, puis plus tard vers un niveau encore plus bas.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement le chiffre. C’est le mouvement. Quand la douleur bouge, même un peu, le corps répond. Et quand le corps répond, on peut travailler plus finement.

🧠 “On ne se sabote pas”: le corps s’arrête pour protéger

Je reviens souvent sur une idée: on entend trop “le corps sabote”. Mais moi, je préfère dire que le corps met en place des programmes de sauvegarde.

Le corps peut agir comme un système de contre-mesures. Pas pour punir. Pour empêcher d’aller plus loin quand quelque chose n’est pas encore libéré, digéré, compris ou relâché.

Alors oui, on peut avoir l’impression de “se saboter”. Mais ce que je veux transmettre, c’est autre chose: on s’arrête, souvent parce que le corps veut qu’on constate que quelque part, on n’est pas dans le bon alignement.

Et c’est exactement ce que reflète un genou douloureux: un endroit qui, mécaniquement, porte, absorbe, stabilise. Et qui, émotionnellement, signale qu’il y a une zone de tension à laquelle il faut prêter attention.

🦶 Du genou aux pieds : penser “mécanique” sans oublier le reste

Dans le suivi, je fais un lien direct avec les extrémités: on amène la question vers les pieds. Est-ce qu’il y a une sensation de chaleur? Est-ce que la douleur “descend” ou s’allège dans cette direction?

Quand la personne ressent une amélioration mais que la douleur ne “redescend” que très peu, je me dis: il y a un élément qui bloque le cheminement.

Dans l’exemple, la douleur du genou descendait un petit peu vers les pieds, mais pas beaucoup. Cela suggère qu’il faut augmenter la conscience de la marche, et investiguer aussi ce qui se passe au-dessus.

🧩 Le rôle possible du dos

Oui, le dos compte. Et pas seulement “par hasard”. Dans l’exemple, on relie la zone entre le bassin et le bas du dos (on évoque L5 à L1), ce qui oriente vers une consultation type ostéopathie pour vérifier le verrouillage.

La personne mentionne aussi un contexte d’arthrose. Je garde donc en tête deux niveaux:

  • un niveau mécanique (articulations, appuis, mobilité),
  • un niveau réactif (réponse du système nerveux et des tissus aux traumatismes répétés).

Important: je ne remplace pas un diagnostic médical. Mais je vois comment ces pistes s’articulent pour guider une démarche cohérente, en complément.

💊 Arthrose et contexte médical : avancer malgré les contraintes

Dans l’exemple, la personne parle d’un traitement à base d’arthrose (on cite “arthrofitol”). Mais elle rencontre une difficulté: elle prend aussi des somatiques (et elle a des ulcères), ce qui complique certaines prises.

Je trouve ce point crucial, parce qu’en vrai, beaucoup de gens se retrouvent coincés entre “ce qui pourrait aider” et “ce que je peux tolérer”. Donc la démarche doit intégrer:

  • les limites digestives,
  • les traitements en cours,
  • la nécessité de faire des choix compatibles.

Et dans ce cadre, le travail corporel (mouvements, relâchements ciblés, stimulation de zones) devient un levier intéressant, précisément parce qu’il s’adapte.

🫀 Quand la douleur du genou s’explique par le haut: poumons, omoplates, cou

Un des moments les plus “parlants” dans l’exemple, c’est la direction de travail: “le problème vient de là-haut, pas d’en bas”.

La personne ressent toujours une douleur au genou gauche, avec une localisation précise: sur le côté extérieur, et parfois une douleur associée à la zone du creux poplité ou devant sous le tibia selon les mouvements.

On explore alors des zones plus hautes:

  • omoplates,
  • cou,
  • et on regarde aussi des zones associées au système respiratoire et à la digestion (puisque la consultation amène ces liens).

La logique est la suivante: si certaines zones du haut du corps restent “tenues”, elles peuvent entretenir un schéma de protection en bas. Et le genou, lui, fait le travail que le reste du corps ne relâche pas.

💛 La vésicule biliaire et les signaux du corps

Dans l’exemple, la piste tombe sur la vésicule biliaire. La personne sent une amélioration “un petit peu” après un travail ciblé, puis encore un peu.

Ce qui compte ici, ce n’est pas de “croire” un diagnostic au sens médical. C’est de repérer que le corps répond à une intervention et que plusieurs systèmes semblent interagir.

La personne explique aussi que la gêne au niveau des yeux n’est pas marquée (pas de tension oculaire signalée). Et cela aide à trier les informations.

👂 Acouphènes et douleur latéralisée : oreille droite, genou gauche

Un autre point important: depuis la chute, la personne a des acouphènes.

Elle note une particularité très claire:

  • les acouphènes sont du côté oreille droite,
  • alors que le genou douloureux est du côté gauche.

C’est intéressant parce que le corps ne respecte pas toujours le “même côté, même symptôme”. Il peut y avoir une relation de trajet, de compensation, ou de connexion fonctionnelle plus globale.

Au cours du suivi, on observe si les acouphènes bougent. Dans l’exemple, ils n’ont pas bougé au moment précis où l’on évalue le genou et les autres sensations, mais le genou, lui, libère progressivement une partie de sa pression.

🧭 Localisation fine de la douleur au genou : côté, pression, mécanique

La douleur ne s’exprime pas de manière unique. Elle peut être décrite comme:

  • une pression persistante,
  • localisée “sur le côté”
  • ou ressentie “en dessous de…” (selon la personne et le mouvement).

Dans l’exemple, la personne décrit une pression “en dessous de l’eau” (image qui évoque une profondeur, un signal mécanique). Le travail consiste aussi à demander: “Est-ce que ça a changé depuis tout à l’heure?”

La réponse est précieuse: c’est “mécanique”. Ce genre de phrase est une boussole. Ça veut dire que ce n’est pas seulement émotionnel. Il y a une composante de tissus, d’articulation, de stabilité ou de traction.

📍 Points et méridiens : une approche énergétique orientée par le ressenti

Dans ce type de travail, je m’appuie sur une cartographie fonctionnelle (méridiens et points). L’objectif n’est pas de “faire la séance pour faire la séance”. L’objectif est que le corps vérifie si le signal passe.

Dans l’exemple, deux grands axes sont évoqués:

  • un méridien de la vésicule biliaire (qui traverse le dos et remonte derrière l’oreille),
  • et le méridien du gros intestin qui passe par le tibia devant le genou, avec un point associé E36.

La personne teste alors: est-ce que ça change? Et on note des réponses progressives, même si le résiduel demeure.

Quand on arrive sur un chiffre du ressenti qui baisse nettement (la douleur passant de 9 à environ 3 dans l’exemple), ce n’est pas seulement un soulagement. C’est aussi un message: “le système a entendu.”

⏳ La douleur ne disparaît pas forcément d’un coup, mais elle peut s’alléger

Il y a une idée qui revient souvent chez les personnes qui ont des douleurs chroniques ou liées à une arthrose: “Si ça ne s’en va pas totalement, alors ça ne sert à rien.”

Je ne pense pas comme ça. Ce que j’ai vu dans l’exemple, c’est un pattern très clair:

  • la douleur baisse,
  • elle reste à un niveau résiduel,
  • et elle dépend de la mécanique locale (pression, croisés, appuis).

Donc on ne vise pas uniquement la disparition instantanée. On vise la restauration du mouvement, la réduction de la charge, et la capacité du corps à mieux s’organiser.

🧾 Un protocole mental simple pour toi (sans te perdre)

Si tu as mal au genou après une chute, tu peux utiliser une méthode de suivi qui s’inspire de la démarche décrite ici. Elle ne remplace aucun avis médical, mais elle aide à clarifier le terrain.

1) Note la douleur et observe les variations

  • Sur une échelle simple (0 à 10), note ton niveau.
  • Compare avant et après une intervention (même un court moment).
  • Repère si la douleur “bouge”, même légèrement.

2) Décris la qualité: pression, brûlure, douleur latérale…

Une douleur latérale extérieure ou une pression sous le genou donne des indices. Plus tu es précis, plus il devient possible d’agir.

3) Cherche le lien avec le haut du corps

Un genou peut répondre à des ajustements plus haut (bassin, dos, omoplates, cou). Si tu as aussi des signes ailleurs (oreilles, digestion), note-les.

4) Intègre la dimension émotionnelle sans la transformer en culpabilité

Le corps stoppe pour protéger. Ce n’est pas “toi contre toi”. C’est une information qui cherche une solution, pas une punition.

❓ FAQ

Pourquoi le genou fait-il mal après une chute, même des mois plus tard ?

Parce que la chute ne touche pas seulement l’articulation. Le corps réorganise la marche, les appuis et la tension des tissus. Si une zone (dos, bassin, cou) reste tenue ou si une compensation perdure, le genou peut continuer à porter la charge. C’est aussi possible qu’un contexte d’arthrose entretienne une sensibilité mécanique.

Est-ce que la douleur du genou peut être liée au dos ?

Oui. Dans l’exemple, le travail a pointé une zone entre le bassin et le bas du dos (L5 à L1) comme piste possible. Cela ne veut pas dire que “c’est le dos à 100 %”, mais que la mécanique globale peut influencer la douleur au genou.

Pourquoi parle-t-on de vésicule biliaire quand on a mal au genou ?

Parce que, dans une approche globale, certains symptômes digestifs ou associés peuvent être liés à des patterns de tension. Dans l’exemple, un travail ciblé sur la vésicule biliaire a donné un léger mieux, ce qui a confirmé que le corps répondait à cette piste.

Quel lien entre acouphènes et douleur au genou ?

Dans l’exemple, la personne avait des acouphènes à l’oreille droite alors que le genou douloureux était à gauche. Cela suggère une relation fonctionnelle ou de compensation, même si les symptômes ne bougent pas exactement au même moment.

Que signifie une douleur décrite comme une “pression” qui reste ?

Souvent, cela évoque une composante mécanique: une structure qui reste sollicitée ou une zone encore en tension. Dans l’exemple, on a compris que cette pression était de type mécanique, ce qui oriente vers un travail progressif et un suivi fin de l’évolution.

✅ Conclusion : écouter le genou, mais aussi tout le système

Quand j’entends “j’ai mal au genou”, je ne me contente pas de viser le genou. Je regarde le collectif et le personnel: “je” et “nous”. Je regarde la mécanique: la marche, les pieds, le bassin et le bas du dos. Je regarde aussi les signaux associés: vésicule, oreille, digestion.

Dans l’exemple, la douleur a baissé de façon nette pendant la prise en charge. Et surtout, un résiduel est resté, ce qui est normal: le corps s’ajuste par étapes.

Si tu es dans une situation similaire, je te propose de faire une chose simple: observe. Note le chiffre. Note la localisation. Note si ça s’allège, même un peu. Et n’oublie pas que le corps répond toujours, souvent avant même que tout soit “réglé”.

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