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Laisser partir les défunts

Je vais écrire ici avec la même intention que j’ai ressentie durant cet échange: aider à mettre des mots simples sur des ressentis très concrets, ceux qui se logent dans le corps, dans la respiration, et jusque dans l’idée même de “laisser partir” quelque chose pour que “l’autre” puisse prendre sa place. Le fil conducteur tient en une idée: quand le haut et le bas semblent se bloquer ensemble, on peut travailler l’alignement, l’ancrage, et le lien entre le bassin, les cuisses et la poitrine.

Au cours de la séance, j’ai fait ressortir plusieurs points: une oppression au niveau de la poitrine, une attention à la rotation du bassin, un blocage en bas autour du coccyx, et une sensation d’énergie qui ne passe pas vers les jambes comme si les cuisses prenaient toute la place. J’ai aussi évoqué une histoire de deuil autour d’une grossesse survenue en 2021, en distinguant le moment où l’on n’est pas “prête” et celui où un choix intérieur se fait. Dans cette dynamique, laisser partir ne détruit pas. Cela libère de l’espace.

📍 Sentir l’oppression: quand la poitrine “serre”

La première chose qui m’a été donnée à sentir, c’est une oppression au niveau de la poitrine. Pas une douleur physique, plutôt un nœud, une compression. On parle souvent de ce genre de sensation comme d’un “poids” émotionnel, mais ce que j’ai perçu ici, c’est quelque chose de très corporel: la voix passe bien, donc le lien vibrationnel existe, et pourtant il y a une résistance au niveau du cœur ou légèrement derrière le buste, près des omoplates, comme si une zone refusait de se relâcher.

Quand le haut du corps se serre, le souffle se modifie. Et quand le souffle se modifie, le bassin répond. C’est une boucle. Ce n’est pas “dans ta tête”. C’est dans une mécanique globale: posture, tension, circulation énergétique et disponibilité intérieure.

Ce point est important parce qu’il invite à ne pas traiter uniquement “le symptôme” au niveau du thorax. La poitrine ne fait pas toujours que “porter”. Parfois, elle révèle un verrou ailleurs.

🧘 L’alignement et l’ancrage: la voix comme indicateur

Dans la séance, la voix était reliée au cœur. Je l’ai dit clairement: on le sentait dans la vibration. Ça m’a rassurée, parce que quand le cœur “résonne” dans la voix, on a souvent une porte ouverte vers le relâchement. Et pourtant, une autre zone restait compressée.

J’insiste sur ce détail pour une raison simple: si tu travailles un relâchement sans tenir compte de l’alignement, tu peux obtenir un soulagement temporaire, puis un retour de tension. Ici, l’idée était de travailler en cohérence: ancrage, verticalité, et circulation entre haut et bas.

🪞 Le bassin: rotation, assis et debout

Ensuite, j’ai attiré l’attention sur un point très concret: la rotation du bassin. Ce n’était pas une correction extrême, plutôt quelque chose de léger, mais qui peut jouer quand on le néglige. J’ai proposé une alternance: debout, assis, debout, assis. Pas pour “faire des exercices”, mais pour laisser au corps une chance de retrouver un mouvement naturel.

Pourquoi le bassin? Parce que c’est une charnière. Quand le bassin est figé ou mal aligné, la colonne adapte. La poitrine se ferme parfois pour compenser. Et les jambes, elles, peuvent sembler “moins nourries”, comme si l’énergie descendait moins bien.

Dans la pratique, tu peux déjà observer quelque chose: quand tu es trop longtemps assise, est-ce que tu sens ton thorax se contracter? Quand tu te lèves, est-ce que tu te sens plus “ouverte” dans la poitrine? Ce genre de retour immédiat aide à comprendre ton propre schéma.

🧱 Le coccyx et le passage vers les jambes

Le verrou principal, tel que je l’ai ressenti, se situe au niveau du coccyx. J’ai eu l’image suivante: l’énergie ne passe pas dans les jambes. Elle bloque au niveau du bassin et cela se répercute dans les cuisses.

Et là, c’est devenu très imagé. J’ai décrit que les cuisses semblaient “énormes”, comme gonflées, comme si elles empêchaient l’énergie de descendre. Ce n’était pas seulement une sensation de jambes lourdes. C’était plutôt une impression de “toute la place est prise” dans une zone qui devrait justement laisser l’élan passer plus bas.

J’ai même donné une image qu’on ressent assez vite: ça ressemblait à un blocage où il n’y a pas de passage, comme si le corps ne laissait pas de place à autre chose.

👶 Une histoire de blocage “en haut et en bas”

Quand j’ai demandé d’où pourrait venir ce verrou, une hypothèse s’est dessinée: quelque chose de bloqué à la fois en haut et en bas autour du bassin. J’ai évoqué des causes possibles, comme une césarienne, un problème de bassin, ou des difficultés en bas. Je l’ai formulé comme une “cohérence globale” plutôt que comme un diagnostic.

Dans cette logique, le bassin ne nourrit plus le bas. L’énergie reste haute, ou elle tourne sans descendre. Et le corps finit par “tenir” avec des tensions: poitrine comprimée, souffle modifié, rotation limitée.

🕊️ Deuil et espace intérieur: laisser partir pour accueillir

La partie la plus délicate et la plus marquante de l’échange a porté sur le deuil. En parlant de la date, nous sommes revenus à 2021. J’ai compris que la grossesse concernée avait eu lieu autour du 21 novembre, dans la matinée, avec un passage à l’hôpital vers 9 heures pour le bébé. Il y avait la question du sexe, incertaine, mais surtout la présence d’une souffrance réelle: “c’est compliqué d’en parler longtemps, mais ça va de mieux en mieux”.

À ce moment-là, j’ai posé la question qui compte vraiment quand on travaille le corps et la mémoire: est-ce que tu es prête à laisser partir maintenant, aujourd’hui?

La réponse a été nuancée. Il y avait une hésitation. Et c’est normal. Je l’ai formulé ainsi: si tu n’es pas prête, il ne faut pas forcer. Mais il faut aussi comprendre une dynamique subtile: si tu ne laisses pas partir, “la place est prise”. Et quand la place est prise, l’autre ne peut pas s’installer.

Le cœur du message est là: laisser partir ne signifie pas effacer. Cela signifie choisir l’espace. Dans l’échange, on a reconnu que l’enfant irait grandir dans “d’autres dimensions”. Le sens, ici, est spirituel et symbolique, mais l’effet recherché est concret sur l’énergie: libérer un verrou qui empêche la descente et l’accueil.

“Si tu la laisses partir, l’autre viendra. Mais si tu ne la laisses pas partir, la place est prise.”

Au final, une intention claire s’est formulée: laisser partir. Puis une phrase de validation est venue: l’enfant “te remercie” et c’est “bien ainsi”. Dans les termes du travail énergétique, cela correspond à un relâchement et à une harmonisation du lien.

Je sais que certains lecteurs auront besoin de traduire tout cela dans leur langage. Mais même sans croyance spirituelle, le mécanisme reste valable: quand un deuil n’est pas achevé, le corps peut garder la tension. Quand l’on fait un choix intérieur, cette tension peut se modifier.

🎯 Les cuisses “comme si tout bloquait” et le lien avec la fertilité désirée

Après cette intention, j’ai décrit un changement visuel ressenti dans le corps. Les cuisses semblaient complètement grosses, gonflées, et surtout, il n’y avait pas de passage vers le bas. J’ai dit quelque chose qui n’était pas juste une métaphore: “tu ne pouvais pas avoir de place pour un autre enfant.”

Cette phrase a fait sens pour la personne, parce qu’elle avait toujours voulu avoir quatre enfants. Et il y a eu un “blocage” en deuxième, comme une étape où quelque chose n’a pas pu continuer. Là encore, je n’ai pas voulu faire de promesse médicale. J’ai parlé de dynamique énergétique et symbolique.

Ce qui est intéressant, c’est que la personne a confirmé intérieurement que la sensation de blocage correspondait à son vécu. Quand on relie un mécanisme corporel à une histoire de désir et de perte, la tension devient intelligible.

💫 Un relâchement: dégonflement des jambes et différence haut-bas

Dans le même fil, j’ai senti une évolution: “tes jambes dégonflent” dans la vision que j’avais. C’était un signe de passage retrouvé vers le bas. On a ensuite vérifié la sensation entre haut et bas à partir du bassin.

La réponse a été positive. La personne a senti un relâchement, ce qui confirmait que le travail d’ancrage et de choix intérieur avait une répercussion directe sur la circulation.

Ce type de retour est essentiel. Parce que dans ces approches, on ne parle pas seulement d’histoires ou de symboles, mais d’effets ressentis: plus de place, plus de passage, plus de fluidité.

⏳ Attendre le bon moment et garder la liberté du choix

Ce que j’ai appris (et que j’ai voulu dire sans pression) dans cet échange, c’est l’importance du timing intérieur. Il n’y a pas de “bonne date” universelle. Il y a ton propre rythme.

Quand j’ai dit: “si tu n’es pas prête, tu n’es pas prête”, ce n’était pas une phrase de confort. C’était une règle de sécurité. Forcer un lâcher-prise alors que le deuil n’est pas prêt à se déplacer, c’est risquer de fabriquer une nouvelle tension.

La liberté, c’est: reconnaître l’hésitation, comprendre ce qu’elle protège, puis seulement quand le corps et le cœur disent “oui”, autoriser le mouvement.

🧩 Comment transposer ces idées dans ta vie (sans faire n’importe quoi)

Je sais que beaucoup de lecteurs voudront transformer ces notions en gestes concrets. Voici une manière simple de le faire, en restant fidèle à l’esprit de l’échange: travailler la cohérence haut-bas, puis la place intérieure.

1) Observe ton haut et ton bas en même temps

Au lieu de chercher uniquement “pourquoi la poitrine serre”, observe le trio: poitrine, souffle, bassin.

  • Quand tu t’assois longtemps: est-ce que la poitrine se ferme?
  • Quand tu bouges: est-ce que ça s’ouvre?
  • Quand tu changes de posture: est-ce que tu sens de l’air descendre?

2) Redonne au bassin une micro-rotation

Sans forcément faire “un protocole”, tu peux alterner debout et assis, et sentir si le bassin revient à un mouvement plus naturel. L’idée n’est pas de te corriger comme un robot. L’idée est de réinstaller un flux.

3) Traite l’espace, pas seulement l’émotion

Le cœur de la séance, c’était l’espace: si la place est prise, l’autre ne peut pas s’installer. Ça peut se traduire dans ta vie par une question douce:

  • Qu’est-ce que je n’arrive pas à “laisser partir”, pas parce que je suis bloquée, mais parce que je protège quelque chose?
  • Qu’est-ce qui, quand je le relâche, me rend plus disponible?

Si tu sens une hésitation, respecte-la. L’hésitation n’est pas un échec. C’est souvent un signe de maturation.

🔔 Repères simples à retenir

  • Poitrine oppressée peut être le reflet d’un verrou ailleurs, notamment au niveau du bassin.
  • Rotation du bassin et alternance assis-debout peuvent aider la circulation.
  • Blocage au coccyx et sensation d’énergie qui ne descend pas vers les jambes peuvent correspondre à une dynamique “haut-bas”.
  • Deuil et lâcher-prise se jouent parfois comme un choix intérieur: on ne force pas, mais on permet l’espace.

❓ FAQ

Pourquoi la poitrine peut-elle se comprimer quand le bassin est bloqué ?

Parce que le corps fonctionne en compensation. Quand le bassin ne “laisse passer” pas, la colonne et le thorax peuvent se rigidifier pour tenir la posture et stabiliser le souffle. Dans l’échange, la compression au niveau de la poitrine a été ressentie comme liée à un verrou plus bas autour du coccyx et des cuisses.

Que veut dire “laisser partir” sans effacer le deuil ?

“Laisser partir” signifie libérer l’espace intérieur. Ce n’est pas oublier ni minimiser la perte. Dans la séance, l’idée était que si on n’est pas prête, on ne force pas. Mais quand l’intention est suffisamment mûre, on peut autoriser le mouvement, ce qui peut réduire les tensions associées au deuil.

Comment savoir si je suis “prête” à lâcher quelque chose ?

On le sent souvent par une absence de lutte. S’il reste une hésitation protectrice, c’est normal. Être “prête” ressemble plutôt à une capacité nouvelle de dire oui sans violence. Dans l’échange, la personne a eu une hésitation, puis une intention claire s’est installée.

Le travail sur la posture peut-il vraiment influencer des ressentis émotionnels ?

Oui, parce que le corps et l’émotion se répondent. Quand la posture et la circulation se débloquent (bassin, souffle, ancrage), la perception du “poids” peut changer. Le ressenti décrit dans la séance allait dans ce sens: un relâchement et une sensation de passage retrouvé.

Est-ce que ce type de séance remplace un suivi médical ?

Non. Ici, les éléments évoqués sont des ressentis et des interprétations. Ils peuvent être complémentaires d’un accompagnement médical ou psychologique, mais ne doivent pas remplacer un avis professionnel.

✨ Et maintenant ?

Je termine avec ce que j’ai trouvé le plus juste dans cet échange: la combinaison entre relâchement corporel et choix intérieur. On peut avoir des tensions profondes, parfois liées à des événements de vie marquants, et malgré tout trouver une direction. Pas une direction “miracle”, mais une direction d’espace.

Si tu te reconnais dans l’idée que quelque chose se “bloque” en haut et en bas, commence par la base: le bassin, la rotation, l’ancrage, et le souffle. Puis ajoute une question de cœur: qu’est-ce que j’attends encore avant de laisser partir? Quand la réponse apparaît, même doucement, le corps suit souvent.

Et si, un jour, tu sens un relâchement et que les jambes “dégonflent” en perception, prends ça comme un signal: le passage s’ouvre. Et quand le passage s’ouvre, la place se libère.

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