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La souffrance n’est pas une fatalité : comprendre l’origine des maux et apprendre l’auto-guérison

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Introduction — une vie en diaporama

La vie ressemble souvent à un diaporama : une succession d’images, d’événements, de rencontres, d’accidents et de guérisons. Chaque image passe, laisse une trace et parfois crée une histoire. Quand une image s’arrête dans notre esprit, nous tissons immédiatement un scénario autour d’elle : le mental interprète, relie, donne du sens — souvent pour nous protéger, parfois pour nous piéger. Comprendre comment se forment ces histoires est la première étape pour agir sur la souffrance. Ce texte propose une lecture claire de l’origine de la souffrance, des principes pour s’en dégager et des pratiques concrètes pour reprendre la responsabilité de sa guérison.

Plan de l’article

  1. La souffrance comme construction du mental
  2. L’influence émotionnelle de l’entourage
  3. Enfant versus adulte : la digestion des émotions
  4. Le corps comme machine et l’importance de la prévention
  5. Le miroir fracturé : métaphore des sous-personnalités
  6. Comment agir : principes d’auto-guérison
  7. Routines et pratiques concrètes pour se recentrer
  8. Quand et comment combiner médecine et accompagnement
  9. FAQ — réponses claires aux questions fréquentes

1. La souffrance comme construction du mental

Souffrir, c’est d’abord interpréter. Un événement n’est pas automatiquement souffrance : c’est la façon dont nous l’interprétons, le récit mental que nous construisons autour, qui transforme une image en douleur. Le mental est scénariste et réalisateur : face à une même image, deux personnes écriront deux films différents.

Plusieurs mécanismes expliquent cette construction :

  • La mémoire des moments : les traumatismes, même lointains, deviennent des diapositives vivantes. Le cerveau les colle comme autant de vignettes sur une frise temporelle.
  • La création de contexte : si l’on ne perçoit pas le contexte complet d’un événement (ce qui est souvent le cas dans une blessure ou une perte), la pensée va compléter la scène avec des hypothèses, souvent catastrophiques.
  • Les croyances limitantes : « c’est irréversible », « je suis destiné à souffrir », « personne ne peut m’aider » — ce type de croyances stabilise la souffrance et l’alimente.

Conclusion de section : la souffrance est, en grande partie, une illusion opérée par le mental. Cela ne la rend pas moins réelle sur le plan ressenti, mais cela ouvre la possibilité d’y intervenir ici et maintenant.

2. L’influence émotionnelle de l’entourage

Quand l’un des nôtres annonce une maladie, une perte ou un bouleversement, l’entourage réagit. Ces réactions — pitié, peur, compassion excessive, rejet — ne sont pas neutres : elles nourrissent la souffrance de celui qui est touché. Beaucoup se laissent envahir par l’émotion d’autrui et l’intègrent comme si elle leur appartenait.

Pourquoi cela pèse-t-il ? Parce que nous n’avons pas appris à distinguer nos émotions des émotions des autres. Nous croyons souvent « je suis triste » alors qu’il y a une accumulation d’émotions renvoyées depuis l’extérieur : collègues, amis, famille. Le résultat est une dilution de soi, une perte de la clairvoyance et une réactivité émotionnelle accrue.

Conséquence pratique : apprendre à filtrer les émotions extérieures est une compétence clé. Elle permet de conserver son axe et de répondre au lieu de réagir.

3. Enfant versus adulte : la digestion des émotions

Un enfant éprouve une émotion, la vit intensément, pleure et passe à autre chose. L’adulte, lui, a appris à retenir, à rationaliser ou à masquer. Cette rétention crée des syndromes, des douleurs, parfois des maladies auto-immunes ou chroniques, parce que l’émotion non digérée se cristallise dans le corps.

Le processus naturel de digestion émotionnelle comprend :

  • La reconnaissance de l’émotion
  • La manifestation (par la parole, le mouvement ou le pleur)
  • La libération (retour à un état plus équilibré)

La perte progressive de cette capacité chez l’adulte explique de nombreuses pathologies contemporaines. Retrouver la capacité à traverser et libérer une émotion est au cœur de l’auto-guérison.

4. Le corps comme machine : écoute et prévention

Le corps est toujours actif — pas comme un ordinateur que l’on éteint : il est en marche 24/7. Si l’on néglige les signaux, il finit par allumer des « voyants rouges » : fatigue extrême, épuisement, burnout, symptômes chroniques. La médecine allopathique traite souvent le symptôme (la lampe rouge) mais oublie la prévention et la cause en profondeur.

Adopter la prévention, c’est faire l’entretien régulier de sa « voiture-corps » : contrôle de la vitesse (rythme de vie), vérification du carburant (alimentation émotionnelle et physique), diagnostic préventif (écoute des signes faibles) et réparation avant la panne.

Concept utile : burnout vs born-in. Le burnout est un signal que le système a atteint un seuil. Le « born-in » (revenir au creux de soi) est la réponse : revenir à l’intérieur, ralentir, écouter. L’équilibre intérieur/exterieur est la clé.

5. Le miroir fracturé : métaphore des sous-personnalités

Imaginez-vous né avec un miroir intact. Chaque coup moral, chaque traumatisme, crée une fissure, puis une autre. Le miroir finit par être en milliers d’éclats : chacun renvoie une portion de vous-même — une sous-personnalité avec sa mémoire, son ego et parfois sa douleur. Quand on ne regarde qu’un éclat, on croit que toute la réalité est limitée à cet angle.

Cela signifie :

  • Vous êtes multiple : vous n’êtes pas une seule histoire figée.
  • Chaque fragment contient une émotion, une mémoire, un drame.
  • La stratégie d’auto-guérison consiste à dézoomer, voir la totalité du miroir, puis choisir consciemment le fragment où l’on décide d’habiter.

Pratique : au lieu de se laisser absorber par l’éclat qui représente la douleur, cherchez volontairement le fragment où vous êtes joyeux, vivant, serein. Installez-vous là temporairement — et progressivement, élargissez ce territoire intérieur.

6. Comment agir : principes d’auto-guérison

La guérison commence par la responsabilité : vous êtes l’auteur et le scénariste de votre vie. Voici les principes structurants pour agir sur la souffrance.

1. Pause et recadrage

À l’annonce d’un choc, faites une pause. Ne réagissez pas dans l’émotion. L’émotion est une conseillère pauvre ; la décision prise dans l’émotion crée souvent des schémas nuisibles. Laissez le temps au centre de vous de se réaligner.

2. Distinguer émotions personnelles et émotions reçues

Interrogez-vous : cette tristesse m’appartient-elle ou me vient-elle des autres ? Placez une frontière : « je prends ce qui est à moi, je laisse ce qui vient d’ailleurs. »

3. Recentrage corporel

Reconnectez-vous au corps par la respiration, le contact des pieds au sol, ou la conscience du cœur. Ces gestes annulent l’absorption émotionnelle et recentrent l’attention dans le présent.

4. Prévention et entretien

Adoptez une routine de maintenance (sommeil, nutrition, mouvements, pauses, nettoyage émotionnel). Le corps est une maison : faites le ménage intérieur aussi souvent que possible.

5. Travailler la narration

Si vous êtes l’auteur de votre histoire, changez de scénario. Reformulez l’événement avec plus de ressources : de « victime » à « survivant », de « irrémédiable » à « processus ». Le langage modifie la structure mentale.

6. Utiliser la pluralité interne

Activez d’autres sous-personnalités : celle qui sait s’apaiser, celle qui sait rire, celle qui sait agir. En entraînant ces fragments, vous diluez la charge du fragment souffrant.

7. Méthodes de réunification

Qu’il s’agisse de pratiques énergétiques (Prana Healing, Qigong médical) ou de gestes symboliques (prière, mains jointes sur le cœur), l’idée est de ré-unifier l’intérieur et l’extérieur, d’amener au centre la réalité dispersée.

7. Routines et pratiques concrètes pour se recentrer

Voici une feuille de route pratique, quotidienne et accessible, pour commencer à agir dès aujourd’hui.

  1. Matin — 10 minutes
    • Respiration consciente 4/4/4 (inspire/retient/expire) 3 à 5 cycles.
    • Scanner corporel : parcourir mentalement le corps pour détecter les tensions.
    • Choisir une intention : « aujourd’hui je choisis de garder mon axe. »
  2. Dans la journée — ré-alignements courts
    • À la première élévation d’émotion : 3 respirations longues, mains sur le cœur, retrouver le centre.
    • Poser la question : « est-ce que cette émotion est la mienne ? »
  3. Soir — bilan
    • Notez 3 événements positifs ou ressources vécues dans la journée.
    • Rituel de nettoyage émotionnel : écrire 5 minutes les émotions du jour puis déchirer ou brûler symboliquement (sécurité d’abord).
  4. Hebdomadaire — entretien
    • Pratique corporelle plus longue (marche consciente, qi gong, yoga).
    • Séance de parole (ami de confiance, thérapeute) pour trier les fardeaux récurrents.

Astuce simple : portez une petite pierre ou un objet-ancres. À chaque fois que vous le touchez consciemment, faites une micro-pratique de recentrage (respiration + phrase d’intention). Ces micro-rapports répétés modifient profondément le tonus émotionnel.

8. Quand et comment combiner médecine et accompagnement

Il existe des moments où l’urgence demande l’intervention médicale (douleur aiguë, perte de fonction, symptômes graves). La médecine allopathique excelle dans l’urgence et le symptôme. Mais si l’on cherche à traiter la cause profonde, une approche intégrative est plus efficace :

  • Utilisez la médecine pour stabiliser et soulager l’urgence.
  • Parallèlement, engagez un travail préventif et thérapeutique (psychothérapie, travail somatique, pratiques énergétiques, hygiène de vie).
  • Ne sous-estimez pas l’importance du terrain : stress, histoire émotionnelle, rythmes de vie qui fragilisent le système.

Le but est d’éviter les cycles répétitifs : mêmes accidents psychiques, mêmes schémas relationnels, mêmes rechutes physiques. L’alignement intérieur/exterieur empêche la vie de “forcer” le corps à recadrer pour vous.

La somme de nos souffrances forme une ligne du temps. En travaillant sur chaque point, on change la trajectoire.

9. Exercices pratiques détaillés

Voici trois exercices concrets, courts et faciles à insérer dans la journée.

Exercice A — Dézoom (3 minutes)

Assis ou debout, fermez les yeux. Imaginez votre frise de vie : les images s’égrainent de la naissance à aujourd’hui. Repérez la dernière image douloureuse. Imaginez maintenant votre regard qui recule : vous voyez la frise entière. Choisissez volontairement une image où vous riez ou êtes en paix. Restez 30 secondes sur cette image. Ouvrez les yeux. Cet exercice rééquilibre la proportion des fragments du miroir.

Exercice B — Distinction émotionnelle (2 minutes)

Quand une émotion monte, placez une main sur la poitrine et l’autre sur le ventre. Dites intérieurement : « Est-ce que c’est à moi ? » Si la réponse est non, visualisez une bulle lumineuse autour de vous qui renvoie la charge à son émetteur. Si oui, respirez avec l’émotion jusqu’à ce qu’elle change de qualité.

Exercice C — Ancrage pierre (1 minute)

Touchez une petite pierre dans votre poche. Sentez sa texture. En la pressant doucement, inspirez en pensée : « Je m’enracine. » Expirez en laissant partir une tension. Répétez 3 fois. La répétition conditionne le système nerveux à retrouver la stabilité.

10. Les erreurs fréquentes et comment les éviter

  • Se laisser submerger par l’empathie non filtrée — Apprendre à réguler la compassion sans absorber.
  • Agir dans l’urgence émotionnelle — Toujours pauser avant de décider.
  • Attendre qu’un autre guérisse pour soi — la guérison est une responsabilité personnelle.
  • Se contenter d’apaiser le symptôme — penser en prévention et en causes profondes.

11. Intégrer la dimension spirituelle et symbolique

Dans de nombreuses traditions la réunification se fait par un geste simple : mains jointes, prière, ou l’intention portée au cœur. Ce geste symbolique n’est pas anecdotique : il fédère un passage entre le ciel et le cœur, entre le dehors et le dedans. Qu’on l’appelle prière, méditation, prana ou qi, l’essentiel est la direction de l’attention : du multiple vers l’unité.

Pratique recommandée : trois fois par jour, pause de 30 secondes mains sur le cœur, attention sur le souffle, pensée d’unification (par exemple : « je suis entier »).

12. Approche intégrale : science, corps et invisible

La souffrance peut avoir des sources multiples : physique, émotionnelle, psychologique, et parfois ce que l’on nomme « invisible ». Refuser ce dernier champ, c’est se priver d’un registre de solutions. À l’inverse, refuser la médecine physique est risqué. L’équilibre consiste à conjuguer les registres : diagnostic médical, entretien émotionnel, pratiques énergétiques et hygiène de vie.

La vraie prévention consiste à cultiver une écoute fine : signaux faibles, synchronicités, coïncidences répétées — autant d’indices que la vie nous renvoie pour recadrer et retrouver l’équilibre.

FAQ

Quelles sont les origines principales de la souffrance selon cette approche ?

La souffrance naît principalement de la manière dont le mental interprète les événements, de croyances limitantes, d’émotions non digérées (souvent héritées ou reçues) et d’un déséquilibre entre l’intérieur et l’extérieur. Elle peut aussi découler d’un manque d’écoute des signaux corporels et d’un défaut de prévention.

Comment différencier mes émotions des émotions des autres ?

Pratiquez l’introspection : posez-vous la question « est-ce à moi ? ». Utilisez un geste d’ancrage (mains sur le cœur) et observez si l’émotion s’estompe en présence de la pensée limite « ce n’est pas à moi ». Si elle persiste avec une sensation localisée, elle est probablement personnelle ; si elle s’éteint ou change, elle est probablement reçue.

Que faire immédiatement après un choc émotionnel ?

Faire une pause, respirer profondément, reconnaître l’émotion sans la suivre, se recentrer corporellement (pieds au sol, mains sur le cœur) et différer les décisions importantes jusqu’à ce que l’émotion se stabilise.

Le corps signale-t-il toujours un déséquilibre avant la maladie ?

Souvent oui : le corps envoie des signes progressifs (fatigue, insomnie, douleurs récurrentes, symptômes digestifs). Si on les ignore, le système finit par alerter plus fortement. La prévention consiste à écouter ces signaux et à agir en amont.

Qu’entendez-vous par « miroir fracturé » et comment l’utiliser en pratique ?

Le miroir fracturé est une métaphore des sous-personnalités : chaque fissure représente une histoire, une émotion. En pratique, il s’agit de dézoomer pour voir la totalité et choisir consciemment le fragment où vous voulez habiter, puis d’entraîner progressivement d’autres fragments (joie, calme, action) pour rééquilibrer l’ensemble.

La médecine alternative remplace-t-elle la médecine conventionnelle ?

Non. L’approche intégrative combine les deux : on utilise la médecine conventionnelle pour les urgences et les symptômes aigus, et des approches complémentaires (psychothérapie, travail somatique, pratiques énergétiques) pour traiter les causes et prévenir les récidives.

Comment prévenir un burnout au quotidien ?

Mettre en place une hygiène de vie : sommeil régulier, pauses, rythme de travail raisonnable, activités corporelles (marche, qi gong), nettoyage émotionnel régulier (journal, parole), limites claires avec les autres et pratiques de recentrage quotidiennes.

Peut-on se guérir seul ?

On peut initier et soutenir sa guérison soi-même grâce à des techniques de recentrage, d’écoute, et d’hygiène de vie. Toutefois, pour certains traumatismes profonds ou pathologies complexes, un accompagnement professionnel (thérapeute, médecin, praticien énergétique) est recommandé.

Comment commencer tout de suite ?

Commencez par deux gestes simples : 1) trois respirations profondes chaque fois que vous sentez une émotion forte ; 2) un rituel d’ancrage matin/soir (mains sur le cœur, intention). Ajoutez progressivement le dézoom et la pratique de l’objet-ancres (pierre) évoquée plus haut.

Conclusion — reprendre la main sur son récit

La souffrance ne tombe pas du ciel : elle se construit, s’agglutine, se transmet et parfois se cristallise dans le corps. La bonne nouvelle est que, puisqu’elle est en grande partie une construction mentale et relationnelle, elle est modifiable. En devenant l’auteur conscient de son histoire — en séparant ses émotions de celles des autres, en écoutant les signaux du corps, en pratiquant des routines de prévention et en cultivant la pluralité interne — il est possible de réduire la charge souffrante et de retrouver la vitalité.

Agissez aujourd’hui : faites une pause, respirez, choisissez une image où vous êtes vivant et commencez à élargir votre regard. La somme des petits actes quotidiens transforme la ligne du temps.

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